• Les recommandations rapportées dans le récit de Louqmân contiennent certes de grands bénéfices, et des orientations nobles, et des remarques bénies, et une voie juste dans l’appel à ALLAH et dans l’éducation des enfants et dans la formation des générations ; il y aussi dans ces recommandations une mise en évidence des moyens et des styles efficaces dans l’appel à ALLAH Le Très-Haut et dans l’enseignement du bien aux gens. C’est pour cette raison qu’il est impératif que les éducateurs et les parents ainsi que les enseignants prennent en considération ces recommandations et s’y arrêtent maintes et maintes fois afin d’en tirer la méthodologie correcte et  la voie juste dans la prédication et l’enseignement. En plus de ce que contiennent ces recommandations comme styles empreints de sagesse afin de gagner les cœurs et de captiver les esprits ; elles contiennent également l’incitation et l’effrayement et le bon rappel et de montrer le bien aux gens de la bonne manière ainsi que de les appeler à la religion d’ALLAH.

    Comme la prédication est une science à laquelle on appelle et une mise en application à laquelle on appelle, elle requiert une sagesse et des moyens bénéfiques et des styles effectifs afin d’atteindre le cœur des gens.

    ALLAH Le Très-Haut a certes donné la sagesse à Louqmân et l’a placée dans son cœur et a fait de sa parole et de son rappel et de son orientation une sagesse. Tout ce qui a précédé requiert de notre part une bonne méditation et une profonde réflexion et une étude de ces recommandations dont ALLAH a fait l’éloge dans Son Livre, Le Noble Coran.

  • Le sujet de cette épître est « la droiture » et c’est un sujet qui a une grande importance et auquel chacun de nous doit prêter attention et donner l’importance et l’attention qu’il mérite. ALLAH dit (traduction du sens de Sa parole): « Ceux qui disent : « Notre Seigneur est ALLAH » et qui ensuite se tiennent sur le droit chemin. Ils ne doivent avoir aucune crainte et ne seront point affligés. Ceux-là sont les gens du Paradis où ils demeureront éternellement, en récompense de ce qu’ils faisaient. » (Sourate Al-Ahqâf v.13 et 14)

    Et ALLAH dit: « Ceux qui disent : « Notre Seigneur est ALLAH », et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux : N’ayez pas peur et ne soyez pas affligés, mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. Nous sommes vos protecteurs dans la vie présente et dans l’au-delà; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez, un lieu d’accueil de la part d’Un Très Grand Pardonneur, d’Un Très Miséricordieux. » (Sourate Fussilat v.30 à 32)

  • L’éminent savant Cheikh Sâlih Al-Fawzân -qu’ALLAH le préserve- dit dans une étude que ceux à qui il faut retourner pour décréter ce qui est du domaine de l’exagération et ce qui est du domaine de la négligence, ce sont les savants de la communauté, les savants des Gens de la Sounnah.

    Cheikh Al-Fawzân -qu’ALLAH le préserve- dit: ‘’ALLAH nous a ordonné d’être sur la voie de droiture: الاستقامة sans toughian et at-toughian c’est l’exagération qui fait sortir de la droiture. Comme Il a interdit la négligence et le laxisme dans les affaires de la religion.

  • Ce hadîth est le premier hadîth dans le Livre de la Foi dans l’Authentique de Mouslim. Il y a une histoire à propos de la narration de ce hadîth qui a été rapportée: d’après Yahyâ Ibn Ya’mar qui a dit:

    « Le premier qui a parlé sur la prédestination dans la ville de Basorah est Ma’bad al-Jouhanî ; nous partîmes moi et Khâlid Ibn ‘Abder-Rahmân al-Himyarî en pèlerinage ou en ‘omrah.

    On se dit : Si nous rencontrions l’un des Compagnons du Messager d’ALLAH nous pourrions le questionner au sujet de ce que ceux-là disent au sujet de la prédestination. (ALLAH) nous facilita la rencontre de ‘AbdALLAH Ibn ‘Omar Ibn al-Khattâb qui entrait dans la mosquée. Nous nous plaçâmes tous deux, moi et mon compagnon, à ses côtés l’un à sa droite et l’autre à sa gauche et je me doutais que mon ami me laisserait à moi la responsabilité de parler. Je dis alors : ‘’Ô Abou ‘Abder-Rahmân  ! Il y a des gens qui sont apparus chez nous qui lisent le Coran et cherchent la science (et il en cita d’autres parmi leurs caractéristiques) et ils prétendent qu’il n’y a pas de prédestination et qu’ALLAH ne sait les choses qu’après qu’elles arrivent’’. Il répondit (‘AbdALLAH Ibn ‘Omar) : ‘’Si tu les rencontres, fais leur savoir que je suis innocent d’eux et qu’ils sont innocents de moi ! Et par Celui par Lequel ‘AbdALLAH Ibn ‘Omar jure, si l’un d’entre eux venait à donner en aumône l’équivalent de la montagne d’Ouhoud en or, ALLAH n’accepterait pas cela de lui jusqu’à ce qu’il croit en la prédestination !’’…

    Explication de ce grand hadith par le noble savant Cheikh ‘Abdel-Mouhsin el-‘Abbâd -HafizahuLLAH-.

  • Le Cheikh vertueux Abou Fâris ‘Abdel-‘Azîz Mohammed al-Qîrawânî  fut questionné au sujet de gens qui se sont donnés le nom de Fouqârâ et qui se regroupent pour danser et chanter et qui lorsqu’ils ont terminé cela, mangent une nourriture qu’ils ont préparé afin de passer la nuit ; puis ensuite lisent dix (parties) du Coran et disent des invocations puis chantent et dansent et pleurent et prétendent qu’en tout cela ils ne sont que dans le rapprochement (d’ALLAH) et l’obéissance et ils appellent les gens à cela et ils critiquent ceux parmi les gens de science qui n’acceptent pas cela.

    Et (au sujet) de femmes qui suivent leurs traces en cela et font à ce sujet ce qu’ils (les hommes) font, et (au sujet) de gens qui approuvent cela et disent qu’ils ont raison.

    Quel est donc le jugement à leur sujet et au sujet de ceux qui les approuvent ?

    Leur est-il permis d’être des imams et est-ce que leur témoignage est accepté ou pas ? Clarifiez-nous cela ».

  • Voici donc un épître contenant un résumé bénéfique concernant la meilleur des paroles, la plus grande, la plus sublime, et la plus bénéfique: la parole de l’unicité : La ilaha illa ALLAH (Nulle divinité digne d’être adorée excepté ALLAH), ses mérites, son sens, ses conditions, et ses annulatifs.

    Cette épître est à la base extraite de l’un des ouvrages de Cheikh ‘Abder-Razzâq al-Badr -HafizahuLLAH-  » Fiqh ad-Dou’â wal-Adhkâr « , car certaines personnes de mérite ont voulu en faire une épître indépendante, en espérant la propagation de son bien, et que d’en tirer profit soit facilité.

  • Cheikh Sâlih al-Fawzan a dit : « La méthodologie des Salafs, est une méthodologie qui convient parfaitement en tous temps, en tous lieux. Attention à ce que les paroles de ces démoralisateurs ou de ces égareurs, ne te poussent à te montrer négligeant envers cette méthodologie, que cela ne t’en dissuade pas. L’imam Malik -qu’ALLAH lui fasse miséricorde- a dit : « Ne peut rectifier les derniers de cette communauté que ce qui a rectifié ses prédécesseurs », qu’est-ce qui a reformé ses prédécesseurs ? C’est le Livre (Coran), la Sounnah et le suivi du Messager. C’est le fait d’œuvrer en conformité avec le Coran et la Sounnah, qui a réformé la première génération de la communauté (musulmane) et la postérité de cette communauté ne se réformera qu’à la base de ce qui servit de réforme pour ses prédécesseurs. Donc, celui qui désire pour lui le salut, n’a qu’à étudier la doctrine des Salafs, s’y cramponner et appeler à la suivre, car c’est le chemin du salut, c’est l’embarcation de Nouh (Paix et Salut sur Lui), celui qui monte dedans aura le salut et celui qui la rejette est perdu, noyé dans l’égarement.»

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    ALLAH a juré par plus de dix immenses signes et immenses créatures (dans la sourate le Soleil/ac-Chams) que celui qui purifie son âme a réussi et celui qui la corrompt a perdu.

    Et le sens de دسّاها la corrompt est : qu’il l’avilit, qu’il la plonge et la fait disparaître en la faisant tomber dans les choses basses, ignobles, dans les péchés et les désobéissances.

    La purification de l’âme est donc d’une grande importance et il incombe au musulman de s’en acquitter de manière précise.

    A ce sujet, chers frères, j’indique et ce de manière concise, certains fondements et conditions et règles importantes en ce qui concerne la purification de l’âme.

  • Cheikh Sâlih el-Fawzan -HafizahuLLAH- a dit : « Quant à celui qui se prétend être sur la Salafiya alors qu’il ne connait rien de la voie des Salafs (Prédécesseurs) ou qu’il en a connaissance et ne la suit pas mais suit ce sur quoi sont les gens ou ce qui est en accord avec ses passions, celui-là n’est pas un Salafi ! Même s’il se revendique de la Salafiya ; ou alors qu’il ne patiente pas à l’arrivée des fitan, il fait preuve de laisser-aller dans sa religion et adopte un discours fallacieux dans sa religion, celui-là n’est pas sur la voie des Salafs. Ce n’est pas la prétention qui est à prendre en considération, mais la réalité ! Chose qui doit être pour nous, notre première préoccupation, à savoir la connaissance de la voie des Salafs et l’étude de cette la voie dans la croyance, dans l’étique, dans la mise en pratique, dans tous les domaines que compte la voie des Salafs. La voie des Salafs, c’est la voie sur laquelle était le Messager d’ALLAH et sur laquelle étaient ses compagnons parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont pris comme exemple et qui les ont suivis sur le même chemin jusqu’à la dernière heure ».

  • Nous ne l’avons fait descendre sur toi que pour que tu sois heureux, c’est donc le Livre du bonheur ; celui qui fait partie des gens du Coran fait partie des gens du bonheur, et celui qui se détourne du Coran fait partie des gens du malheur.

  • Le jeûne du mois de Ramadan est le quatrième pilier de l’Islam. Nous remarquerons qu’ALLAH a diversifié les différentes adorations. En effet, certaines adorations sont purement corporelles, c’est le cas de la prière, d’autres sont uniquement liées à l’argent, comme la zakat, et d’autres sont à la fois du premier et du second type comme le pèlerinage. Cette diversité est un moyen qu’ALLAH utilise afin d’éprouver Ses serviteurs. L’ensemble des ulémas de l’Islam est unanime sur le caractère obligatoire du jeûne du mois de Ramadan, et qu’il est un des piliers de l’Islam. Cela est même nécessairement connu de la religion, ainsi celui qui le renie est un apostat, et est donc sorti de l’Islam. Il est important de savoir que, contrairement à la prière, celui qui ne jeûne pas, tout en reconnaissant que le jeûne est un pilier de l’Islam et une obligation, ne sort pas de l’Islam, nous dirons plutôt qu’il a commis un très grand pêché et qu’il a mis sa religion en péril.

    Résumé des travaux du Cheikh Mohammed Ibn Sâlih al-‘Otheimin -RahimahuLLAH-.

  • Bien que c’est un problème ancien, le voilà qu’il réapparait à nouveau aujourd’hui pour de multiples raisons dont les principales sont : le manque de science et de clairvoyance, mais aussi la passion aveugle portée par beaucoup de gens, car celle-ci est une chose très dangereuse.
    Ce sujet, qui est celui du Takfir, entre extrémisme et laxisme, est un sujet d’une haute importance ; et les savants ont traités ce sujet dans leurs écrits et particulièrement dans les livres de croyance.

    Les ulémas de la Sounnah n’ont cessé d’évoquer ce genre de sujet-là, et ce, à toute époque. Parmi les contemporains, on compte le noble cheikh Salih al-Fawzan -HafizahuLLAH-, qui aborda ce sujet dans une conférence traduite puis mise ici sous forme de livre.

  • Ceci est l’explication par Cheikh ‘Abder-Razzâq al-Badr -HafizahuLLAH- du hadîth d’Oumm Salamah -qu’ALLAH l’agrée- dont le sens est :

    « Ô ALLAH ! Je te demande une science bénéfique, une bonne subsistance et une action acceptée. »

    Si tu médites -cher frère, chère sœur- cette invocation que le Messager d’ALLAH répétait régulièrement, chaque jour après avoir prié la prière du Sobh, tu comprendras que cette invocation est dite à un temps, à un moment qui est adéquat.

    Car as-Sobh (la prière du matin) : c’est les prémices du jour et ce par quoi le jour commence.

    Et comment il est important que le musulman commence sa journée par se tourner vers ALLAH afin qu’Il lui accorde ces trois choses :

    1. La science bénéfique,
    2. La bonne subsistance,
    3. L’action vertueuse ou l’action acceptée.

    Si tu médites cela, si tu réfléchis à ces trois choses tu trouveras que ce sont les buts que se donne le musulman chaque jour ; car les buts quotidiens du musulman sont au nombre de trois:

    1. La science bénéfique,
    2. La bonne subsistance,
    3. L’action vertueuse ou l’action acceptée.
  • Le sujet de cette conférence de Cheikh el-Fawzan -HafizahuLLAH-, qui a ensuite été mise en livre, revêt un sujet qui a été traité par les gens de science qui se sont basés sur le Livre d’ALLAH ainsi que sur la Sounnah de Son Messager selon la compréhension des pieux prédécesseurs de cette communauté afin de l’expliquer conformément à ce qu’ALLAH a révélé: Notre devoir vis-à-vis des savants et ceux qui détiennent le pouvoir.

  • Voici quelques paroles concises exposant la croyance des Gens de la Sounnah et du Groupe. Leur écriture fut requise par ce que vit la communauté musulmane aujourd’hui comme division et divergence qui sont représentées par les nombreuses factions contemporaines et les différents groupes. Chacun appelle à son idéologie et recommande son groupe. A tel point que le musulman ignorant se retrouve dans la confusion face à cela : qui doit-il suivre ? Qui doit-il prendre pour exemple ?

    Et le mécréant qui souhaite entrer en Islam ne sait pas quel est l’Islam authentique au sujet duquel il a lu et dont il a entendu parler, l’Islam auquel ont guidé le Coran et la Sounnah du Prophète, l’Islam représenté par la vie des nobles compagnons et qu’ont suivi ceux des premières générations privilégiées.

  • Si le serviteur médite la Religion dans son entièreté, il verra qu’elle revient dans sa globalité à la patience et au remerciement et cela car la patience est de trois catégories :

    1. La patience sur l’obéissance qu’il pratique : car le serviteur ne met en pratique ce qui lui a été commandé qu’après avoir été patient et endurant, et après avoir combattu son ennemi intérieur et extérieur ; c’est donc proportionnellement à cette patience qu’il s’acquitte des obligations et met en pratique les actes préférables.
    2. Le deuxième genre de patience : la patience quant aux actes interdits afin de ne pas les commettre car l’âme et ses exigences et l’embellissement (des choses) par Satan ainsi que les mauvais compagnons, tous l’incitent au mal et l’y encouragent. Le délaissement des interdits sera proportionnel à la force de la patience. Certains pieux prédécesseurs ont dit : « Les actes d’obéissance sont faits par le pieux et le pervers, tandis que seul le véridique est capable de délaisser les désobéissances. »
    3. Le troisième genre de patience : la patience quant à ce qui le touche comme calamités qui sont en dehors de sa volonté.